Les semaines défilaient, identiques et immuables. L’hiver s’était joyeusement installé et les préparatifs des fêtes pointaient le bout de leurs nez. Les rues s’embellissaient de parures scintillantes, les devantures de magasins revêtissaient leurs costumes hivernaux, les passants s’affairaient dans tous les sens, des paquets plus ou moins grands et plus ou moins enrubannés dans les bras. Le monde ralentissait et se teintait d’une humeur enfantine contagieuse. Les gestes de solidarités se multipliaient et le froid vif n’arrêtait pas les plus intrépides des amateurs de cette période de festivité. En bref, Noël arrivait.
Dans le froid de décembre, un homme grelottait devant une porte close. Sa main vint ébouriffer ses cheveux châtains avant d’amorcer un geste vers la sonnette. Son doigt ganté allait appuyer sur l’interrupteur quand une voix le stoppa. Il se retourna et son regard vert pétilla quand il reconnut la dégaine de son ami. Ses cheveux bleus électriques s’accordaient parfaitement au froid ambiant. Le jeune homme se précipita vers son ami et, le souffle haché par sa course, lui souffla « ma mère dort » avant de déposer ses lèvres contre celles de son aîné. Joakim ferma les yeux de bien-être et allait passer sa main derrière le nuque d’Esteban quand celui-ci rompit le contact.
C’était redevenu comme avant. Avant leur première et unique nuit ensemble, avant la mort d’Eva, avant que tout ne s’écroule. Ils s’embrassaient par habitude, comme pourrait le faire deux très bons amis.
Pour l’adolescent, c’était une façon de se protéger de ses sentiments et du chaos actuel de sa vie tout en conservant cette relation particulière qu’il avait avec l’écrivain.
Pour l’adulte, c’était une tentation de chaque instant. Lui et son jeune fan étaient devenus définitivement trop proches pour pouvoir reculer mais pas encore assez pour avancer ensemble. Ils étaient sur la passerelle entre l’amitié et l’amour. Juste au-dessus du précipice.
Pourtant leurs sentiments évoluaient. D’amitié ils étaient passés à désir, de désir à amour (même si ce n’était pas le mot qu’ils voulaient pour définir leur relation). Maintenant, leurs sentiments oscillaient entre désir de protection, sentiment de culpabilité, envie de plus… mais surtout, un désir sensuel grandissant. Et si cela ne leur déplaisait pas, cela les embarrassait beaucoup.
Esteban était perdu dans ses sentiments. Entre sa mère, de qui il s’était beaucoup rapproché, sa culpabilité omniprésente face à sa sœur, le jeune homme avait du mal à se placer face à Joakim. Il savait qu’il avait envie de lui. Il savait qu’il l’appréciait sûrement plus qu’un simple ami ou confident. Mais il ne voulait pas approfondir cette relation. Pas pour l’instant. Il avait peur.
Du côté de Joakim, c’était aussi complexe. Il ne voulait pas accélérer les choses et commettre des erreurs qu’il ne se pardonnerait jamais. Il voulait contrôler la situation et ne pas faire souffrir l’adolescent. Il avait pris conscience que son attitude face au sexe et l’âge et le manque d’expérience de son ami ne seraient pas compatibles s’il ne faisait pas des efforts. Et cela l’effrayait autant que cela l’attirait.
C’est donc avec une légère gêne flottant entre eux que les deux hommes entrèrent dans la maison du plus jeune. Il était encore tôt et ils durent donc faire preuve de la plus grande discrétion pour se rendre jusqu’à la cuisine. Sur la table trônait un sac en plastique où s’accumulaient des sandwiches enrubannés dans du papier aluminium. Un sac en bandoulière était posé sur une chaise, attendant qu’on le remplisse. Esteban entreprit de mettre son pique-nique dans son sac en plus d’une bouteille d’eau et d’un pull « au cas où ». Une fois le sac bouclé, il s’assit sur une chaise et enfila ses converses noires qu’il venait de récupérer chez un Erwan ensommeillé. Il prit ensuite son manteau et le mit rapidement mais, en voulant mettre sa manche droite, celle-ci se cogna dans la cafetière qui alla s’écraser au sol. Le plus jeune jura entre ses dents et remit tout en place tandis que Joakim étouffait un rire. Le châtain regardait Esteban s’activer dans tous les sens, attendri. Soudain, une voix douce et fatiguée les fit sursauter :
- Pas la peine de faire autant de bruit, je suis réveillée.
Gabrielle Miller, la mère de l’adolescent, venait de rentrer dans la cuisine, emmitouflée dans une robe de chambre épaisse. Elle embrassa son fils en riant de sa maladresse. Celui-ci était rouge de gêne et marmonnait des excuses dans sa barbe inexistante. La femme se retourna ensuite pour faire face à Joakim et l’embrassa à son tour. Depuis quelques temps, Joakim et Esteban passaient tellement de temps ensemble, que le châtain était devenu un ami proche de la famille. Et Gabrielle se souvenait aussi qu’il était celui qui avait été là pour eux le jour du décès de sa fille.
- Bon alors, les garçons, vous allez où cette fois ?
- A Clisson. C’est une très jolie ville entourée de parcs très agréables, répondit le plus vieux.
- Alors bonne visite, mais ne revenez pas trop tard.
- Merci maman, à ce soir.
Etseban plaqua une bise sur la joue creusée par la fatigue et le chagrin de sa mère, Joakim fit de même, et les deux jeunes hommes prirent la route. Une demi heure plus tard, ils garaient la voiture dans la ville, au pied de la forteresse qui surplombait la ville. Les deux amis passèrent la matinée à visiter l’enceinte de la ville et le parc de la Garenne Lemot. L’enceinte de la ville était un petit coin de verdure autour des anciennes fortifications. L’herbe se disputait avec les antiques murs de pierres, des petits escaliers glissants menaient à la rivière qui coulait autour de la ville. le parc, quant à lui, était dédié à l’Antiquité et aux arts. Le long du sentier, on pouvait découvrir une statue de Diane, déesse de la Nature et de la Chasse ou une pierre sur laquelle était gravé un poème louant la beauté de la nature. Esteban et Joakim se baladaient dans ces endroits en discutant à voix basse, respectueux instinctivement de la beauté enchanteresse des lieux. Ils passèrent sous une pergola qui supportait des branches au feuillages gelés mais qui devait, en été, être d’une splendeur sans pareil. Tout naturellement, au fil de leur ballade, leurs mains se trouvèrent et se lièrent. Le contact de les doigts entrelacés leur arracha un frisson de plaisir. Ils se sentaient comme seuls au monde, exemptés de toute présence nuisante. Aux alentours de midi, ils étaient arrivés à la Villa Lemot, bâtisse de style italien qui surplombait la ville, protégée par le parc. Ils s’installèrent sur la terrasse de derrière, sortirent leurs repas de leurs sacs respectifs et mangèrent avec entrain, en parlant de tout et de rien. Une fois l’estomac rempli, ils redescendirent pour visiter la cité médiévale. Ils admirèrent le château qui dominait la ville, Joakim imaginant des histoires pour le plus grand plaisir de son fan de toujours. Ensuite, ils se rendirent aux Halles, un grand bâtiment qui abritait un marché de Noël, où les artisans vendaient leurs produits. Ils déambulèrent sans but devant les étalages. A chaque fois qu’ils s’arrêtaient, la foule les pressaient l’un contre l’autre. ils se frôlaient sans cesse, s’enivrant de la présence de l’autre. au bout d’un moment, quittant la chaleur et l’animation du marché, ils s’exilèrent en retrait. Ils soufflaient, essayant d’enlever l’image de l’autre de leur esprit, essayant d’oublier sa chaleur à la fois apaisante et excitante. Ils s’évitaient du regard, par peur de ce qu’ils pourraient faire si leurs yeux entaient en contact : voir son propre désir dans les yeux de l’autre. Joakim finit par proposer de rentrer, la voix peu assurée. Esteban acquiesça, affirmant que c’était une bonne idée.
C’est aux alentours de dix-huit heure que les deux jeunes gens se retrouvèrent devant la maison du plus jeune. Esteban, son sac sur les genoux, s’apprêtait à descendre de la voiture, fuyant le silence si équivoque qui s’y était installé. Il posa une main sur la poignée et allait l’ouvrir quand il se retourna. Il regarda Joakim un instant, indécis, et posa ses lèvres brûlantes d’envie sur celles de son ami. Celui-ci, surpris garda ses yeux ouverts, mais quand ils vit ceux, à demi fermés sous le plaisir, du jeune, ils les ferma à son tour. Ils se laissaient emportés par les sensations qu’ils éprouvaient. La langue du plus vieux se fit entreprenante et glissa sur l’anneau qui enserrait la lèvre inférieure d’Esteban. La langue mutine glissa ensuite entre les lèvres entrouvertes pour rencontrer sa jumelle. Leur baiser se faisait fiévreux et la main droite de l’adolescent se posa sur la cuisse de son aîné tandis que la main gauche de l’écrivain appuyait sur la nuque de son cadet, possessive. Ils stoppèrent leur baiser, à bout de souffle. Leurs fronts moites étaient l’un contre l’autre et leurs yeux s’évitaient. Esteban avait fixé son regard sur la lèvre inférieure de son ami qu’il mordillait nerveusement. Joakim, lui, avait les yeux mi-clos, hébété par ce qu’il venait de vivre. Ce n’est que quand quelqu’un frappa à la fenêtre qu’ils se détachèrent. Joakim abaissa la vitre et le visage surpris de Gabrielle apparut dans l’ouverture.
- Ma… maman ?
- Et bien… Si je m’attendais à ça…
- Je… enfin, tu…
- Au lieu de bégayer niaisement, rentre donc Esteban, on doit parler je crois. Bonne soirée Joakim.
La femme rentra donc chez elle, laissant la porte ouvert pour son fils, tandis que celui-ci sortait prestement de la voiture. Joakim entendit à peine le « merci » murmuré par son ami, plongé dans ses réflexions. Il démarra en trombe et rentra chez lui, le cœur et l’esprit plein de questions.
Du côté d’Esteban, l’heure était aussi aux questions. Il était assis sur le canapé et sa mère était debout, se tordant les mains dans tous les sens. Elle semblait vouloir dire quelque chose mais elle ne parvenait qu’à souffler et à soupirer. Esteban, lassé de ce manège, décida de lancer lui-même la conversation :
- Et bien voilà, maintenant tu sais tout : je suis gay… maman.
- …
- Tu m’en veux ?
- Bien sûr que non, mon chéri ! Je veux ce qu’il y a de mieux pour toi ! Et si ton bonheur est avec un homme... alors... ainsi soit-il...
- Je suis désolé maman.
- Ton père le savait ?
- Non. Personne n’est au courant.
- ...
- ...
- ...
- ... Dis quelque chose s’il te plaît.
- ... Je... c’est juste que... Je le trouve un peu vieux... pour toi.
- ... ?
- Mais... après tout, je le connais maintenant. Si vous êtes heureux ensemble, tant mieux. Même si je n’approuve pas les relations entre des personnes avec une grande différence d’âge... Joakim est un ami et... je sais qu’il prendra soin de toi.
- ... Merci... Maman. Mais, tu sais, Joakim et moi, on n’est pas vraiment ensemble.
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Plus tard dans la nuit, après avoir (presque) tout confié à sa mère, Esteban dormait d’un sommeil de plomb. Il s’agitait dans son lit, gémissait et marmonnait des phrases sans queue ni tête. Il rêvait. D’un beau jeune homme châtain aux yeux verts pétillants. Il rêvait qu’ils se promenaient main dans la main, heureux, qu’ils s’embrassaient avec passion. Quand il se réveillerait, ses draps seraient souillés du produit de sa frustration.
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Au même moment, Joakim se tournait et se retournait dans son lit, incapable de trouver le sommeil. Alors que ses yeux s’alourdissaient, le visage de son ami s’imposa à lui, les lèvres entrouvertes et rougies par les baisers et le regard aguicheur. Le jeune homme se redressa dans son lit, alors qu’une partie de son anatomie se réveillait. Il baissa les yeux sur son bas-ventre, honteux, et laissa une main courir sur son sexe dressé, les joues en feu et un prénom sur les lèvres. Alors qu’il luttait intérieurement pour ne pas craquer, sa main inoccupée s’amusa à pincer durement ses tétons durcis et à griffer violemment son ventre plat. Il se dépêcha de jouir pour ne pas craquer totalement. Il s’endormit, le visage enfoui dans son oreiller, ses joues baignées de larmes : jamais il ne pourrait vaincre son « problème ». Il était souillé pour toujours.
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On était le 24 décembre. Les rues étaient plus animées que jamais en ce soir de fête. Les gens se pressaient pour arriver à l’heure chez leurs hôtes, vêtus de leurs plus beaux habits. Parmi cette foule, deux personnes attaquaient bravement les derniers mètres qui les séparaient de leur but. Esteban et sa mère avaient été invités par Joakim à célébrer le réveillon ensemble. Joakim n’avait pas eu de nouvelle de son « petit-ami » depuis la sortie de son livre et il le supposait en cure de désintoxication. C’est donc le cœur léger qu’il avait invité son ami et sa mère à lui tenir compagnie en ce soir de fête. Gabrielle portait une robe noire toute simple et ses cheveux bruns étaient relevés en chignon sur le haut de son crâne. Elle portait quelques bijoux discrets : elle était tout simplement ravissante. Ce fut la première chose que dit Joakim quand il leur ouvrit la porte de son appartement. Mais en voyant Esteban, il retint son souffle tant le jeune homme était à tomber ce soir. Il portait un jean foncé retenu par une ceinture juste sur les hanches et une chemise noire à fines rayures brodées blanches ouverte sur son torse. Ses cheveux étaient coiffés en un savant ébouriffé. Quelques mèches lui tombaient sur le front et un trait de khôl noir accentuait la sombre profondeur de son regard. Esteban était lui aussi fasciné par son hôte. Son pantalon droit gris et sa chemise blanche lui seyait si bien qu’on aurait dit un ange tombé du ciel. Ses yeux pétillaient de joie et une fossette charmante s’était glissé entre sa joue et son sourire. Ses cheveux étaient encore mouillés et il dégageait une odeur plus qu’agréable. Gabrielle sourit de voir ces deux jeunes gens se dévorer du regard de cette façon malgré ce que lui avait expliqué son fils sur leur relation ambiguë. Pour elle ce n’était absolument pas ambigu : ils s’aimaient et se désiraient. Point barre.
La soirée se déroula sans aucune anicroche. Le repas que leur avait préparé l’écrivain était délicieux, bien que simple : foie gras et toasts grillés, dinde rôtie et pommes dauphines, plateau de fromages et gâteau poire/chocolat. Les trois convives étaient heureux d’être ensemble et tout se passa dans la bonne humeur. Après le dessert, ils prirent le café au salon et ouvrirent leurs cadeaux, qui les attendaient sagement au pied du sapin. Gabrielle avait offert à son fils un appareil photo dernier cri car celui-ci était passionné de photographie. Il passa d’ailleurs le reste de la soirée à prendre des clichés de tout et rien. En retour, Esteban offrit à sa mère un dessin qu’il avait retrouvé dans les affaires d’Eva et qu’il avait fait encadrer. Le dessin la représentait, elle, Gabrielle. La femme fut tellement émue qu’une larme coula sur sa joue tandis qu’elle serrait son fils dans ses bras. Mme Miller avait offert des chocolats à Joakim qui lui avait offert un collier simple et élégant. Joakim finit par ouvrir son cadeau et, une fois le paquet déchiré, ses yeux s’agrandirent et sa bouche se mut en un rond parfait :
- Oooh…Merci beaucoup Esteban… C’est magnifique !!
- Bah, c’est rien…
- Tu l’a faites toi-même ?
- Oui…
Ce que tenait le châtain dans ses mains était une photo en noir et blanc encadrée dans un cadre stylisé. La photo représentait l’impact d’un jet d’eau sur l’eau calme d’une fontaine. Des gouttelettes scintillaient au soleil et l’effet était magique.
- A côté de ça, je ne peux pas rivaliser… Tu vas trouver mon cadeau bien nul…
Esteban leva un sourcil dubitatif et défit l’emballage de son paquet. Il découvrit une petite boîte dans laquelle se tenait, posé dans un écrin de soie, un flacon de parfum. La bouteille était une œuvre d’art à part entière, le verre s’élançant dans des formes compliquées qui rendait l’œil fou. Esteban ouvrit la fiole et mit une petite quantité du parfum sur son poignet gauche, puis le porta à ses narines en inspirant. Ses yeux se fermèrent tellement l’odeur était enivrante. Il fit sentir à sa mère qui hocha la tête de contentement. Le jeune homme se mit du produit dans le cou puis referma le flacon et le reposa précautionneusement dans sa boîte. Il ancra ses yeux dans ceux de son hôte et souffla un « merci » sincère.
Quelques heures plus tard, Gabrielle avait enfilé son manteau et était repartie, seule, laissant son fils aux bons soins de son ami. Esteban et Joakim était donc désormais en face à face. Ils allèrent s’écrouler sur le canapé, épuisés par cette soirée riche en émotion. Ils ne parlaient pas, se contentant de la présence de l’autre. Parfois, leurs genoux ou leurs coudes se frôlaient et alors de longs frissons remontaient le long de leur colonne vertébrale. Une nouvelle caresse involontaire de leurs doigts arracha un soupir de frustration au plus jeune. Le bruit éclata dans l’air et se répercuta entre les murs. Esteban rougit furieusemen tandis que Joakim tournait vers lui un regard on ne peut plus explicite. Leurs visages se rapprochaient inexorablement, comme aimantés. Leurs lèvres finirent par entrer en contact et ils quittèrent la terre ferme. Joakim attrapa la langue de son cadet entre ses lèvres et la caressa sensuellement avec la sienne. Leurs mains s’égaraient sous leur vêtement qui glissaient au sol. Ils furent bientôt nus sur le canapé. Leur baiser avait pris fin et ils se regardaient avec envie. Esteban se leva finalement et partit d’une démarche sensuelle vers la chambre de son hôte. Joakim fit glisser son regard de braise le long de ce dos appétissant et de ces fesses tentatrices, puis il remonta jusqu’aux lèvres rougies et enfin s’accrocha aux yeux noirs de désir. Esteban se lécha les lèvres avec gourmandises et offrit à son aîné un regard langoureux avant de pénétrer dans la chambre. Joakim le suivi, dans un état second. Ils ne surent pas comment, mais l’écrivain finit par se retrouver sur le lit, entre les cuisses de son fan, ses lèvres collés aux siennes et ses doigts fouillant son intimité. Quand les gémissements d’Esteban furent devenus des cris de plaisir et de frustration, Joakim se pencha vers sa table de chevet pour attraper un préservatif et l’enfila rapidement sur son sexe douloureusement dur. Esteban sembla émerger d’un rêve et il dit en regardant le préservatif et en fronçant les sourcils :
- Dis moi Joakim… T’as fait un test de dépistage après avoir vu les résultats de… enfin..
- …Non… J’ai oublié…
- Demain… On ira… tous les deux… d’accord ?
- … oui…
- maintenant, viens… je veux te sentir… en moi…
Joakim eut un temps d’hésitation puis entra dans la cavité chaude et étroite de son amant, leurs arrachant tous deux un soupir de satisfaction. Le châtain enchaîna alors avec un rythme soutenu de coups de rein. Il se sentait enfin à sa place, entre les cuisses du jeune homme, ses lèvres contre son cou, sa peau moite contre la sienne. Le plus jeune était grisé par cette sensation voluptueuse d’être en osmose avec quelqu’un. Le sexe de Joakim en lui était comme le symbole de leur union, envers et contre tout. Grâce à cet acte, ils n’étaient plus qu’un. Le sexe de Joakim entrait et sortait de lui avec une facilité déconcertante et ses coups de reins puissant les firent grimper au septième ciel. Ils n’étaient plus que cris, râles et gémissements. Les yeux mi-clos, leurs lèvres tremblantes s’unirent avec toute la passion qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. Ils jouirent ensemble, en gémissante le prénom de leur amant, douce mélodie qui les étourdi un moment. Leurs corps nus et transpirants se blottirent l’un contre l’autre dans la tiédeur des couettes, cherchant le plus de contact possible, voulant garder cette sensation de n’être plus qu’un le plus longtemps possible. Ils s’endormirent comme ça, enlacés jusque dans leurs rêves. Ils étaient tellement épuisés, physiquement et émotionnellement, qu’aucun d’eux n’entendit le « je t’aime » tremblant et presque inaudible de l’autre.
C’était la nuit de Noël, la nuite de l’amour et de l’espérance, et un couple venait de naître malgré les difficultés et les malheurs. Comme le petit Jésus pour les Chrétiens, leur amour était le symbole d’une nouvelle ère et d’un renouveau. Cet amour tout juste éclot marquait le début du printemps dans leurs vies. Ensemble, ils vaincraient tous les obstacles que la vie pourrait leur réserver… Et Dieu seul sait qu’il y en avait.
Je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée de mon retard et ça va pas s'arranger... Je pars demain pour une semaine et je comptais écrire une suite que j'aurais programmé pour la semaine prochaine mais... ma mère m'a traîné dans toute la ville pendant tou l'après-midi donc j'ai juste eut le temps de finir celle-là -__-' En plus, je repars dans trois semaines et peut-être aussi dans deux semaines... mais je vais faire tout mon possible pour écrire une suite le plus rapidement que je pourrais !!!
Gros bisous à tous mes lecteurs !!!!!
ze vou n'aiiime !!
Ley



