Samedi 20 septembre 2008

Journal de Natanaël


Dimanche 29 septembre 2008, 9h47


« Mon plan avance. Bientôt ma superbe camarade de classe, Kalyn Sunsweet, sera à genoux devant moi. Ou tout du moins, sera passée dans mon lit. Durant la semaine, j'ai réussit à obtenir son numéro de téléphone. Cela n'a pas vraiment été compliqué. Il m'a suffit d'aborder une greluche blonde aux seins énormes mais au visage disgracieux qui traînait souvent avec Kalyn. Je lui ai parlé quelques instants, lui ai soufflé que c'était vraiment dommage qu'elle ait déjà un petit-ami, j'ai prit ma moue boudeuse (qui est, paraît-il, -même si je n'en doute pas-, « adoraaaaable ») et je lui ai demandé si elle n'aurait pas le numéro de ma future conquête. Ni une ni deux, elle me l'a donné en me bavant presque dessus. Si je n'avais pas eu besoin de ce thon, je crois que je l'aurais renvoyer chier avec une belle phrase made in Natanaël D'Argances. Que voulez-vous, c'est ça le problème quand on est trop beau... On attire même les plus grosses mochetés. »


Dimanche 6 octobre 2008, 18h04


« La soirée d'hier a été plutôt fructueuse. J'ai réussit à décrocher un rendez-vous au cinéma avec l'imprenable Kalyn. Évidemment, le film était nul. J'avais crut qu'une fille comme elle aurait de bons goûts cinématographiques, mais ce n'est visiblement pas le cas. À moins que ça ait été un moyen pour qu'on se rapproche... De toute manière, je préfère un film nase avec une belle fille dans mes bras plutôt qu'on bon film tout seul. J'ai réussit enlacer sa taille et elle à couché sa tête sur mon épaule. Au début, je la sentais un peu réfractaire et tendue, mais mon talent naturel a fait le reste et, à la fin de la soirée, elle était complètement à l'aise. Je l'ai ramené chez elle et j'ai réussit à lui voler un baiser sur le pas de sa porte. Elle m'a demandé pourquoi je m'accrochais à elle alors que je pouvais toutes les avoir. Je lui ai répondu que en effet,je les avais toutes, mais que c'était elle seule que je voulais. Je ne pense pas que mon air innocent l'ait trompé, mais ses doutes ne l'ont pas empêcher de me rouler une pelle d'enfer ! J'espère qu'elle est aussi douée au lit qu'elle l'est avec sa bouche !


Du côté de Sinaï McHoney, rien à signaler. Il ne m'a pas refait sentir que je n'étais qu'un « gamin » à côté de lui. Nos dîner du mercredi soir sont toujours civilisés mais froids et mortellement ennuyants. Le dernier petit jeu de mon hôte est d'essayer de soutenir le plus longtemps mon regard. La plupart du temps, il gagne. Mais quand je détourne le regard, je m'arrange pour avoir un haussement de sourcil ou un sourire ironique qui laisse entendre que ces jeux me laissent indifférents et m'amusent plus qu'autre chose. Je sens à son regard qui me brûle que ça lui déplaît. Môsieur n'aime pas qu'on lui résiste. Ça tombe bien, moi non plus. »


Vendredi 1er Novembre 2008, 21h16


« Cette merde ambulante qu'est Andrew Baker, dit Wik, n'a pas intérêt à recroiser mon chemin une nouvelle fois, sinon je le descend. Ou plutôt je paie quelqu'un pour le faire. Hors de question que je ne m'approche à moins de cinq mètres de lui désormais. Cette abomination de la nature va devoir payer pour ce qu'il a fait. On ne salit pas un D'Argances sans représailles !


Pourtant la soirée avait bien commencé. Ce sont les vacances scolaires et hier soir avait lieu la traditionnelle soirée d'halloween. Une des filles à papa qui me coure après et dont j'ai oublié le nom (il y en a tellement après tout...) m'avait invité à la fête qu'elle organisait. Toutes les personnes les plus branchées de Cambridge étaient présentes. C'était une soirée déguisée sur le thème d'halloween, bien qu'en fait tous les costumes soient permis. Pour l'occasion, moi et Wik (comment ais-je un jour pu faire des choses avec lui) avions été nous faire faire des déguisements sur mesure par une couturière londonienne réputée. Nous avions prit le train deux semaines plus tôt pour faire nos commandes et les avions reçues quelques jours avant l'évènement. Nous nous étions rejoints chez la fille, qui habitait une grande villa avec un jardin immense et des chambres à coucher par dizaines (pratique pour tirer son coup en douce, j'en ferais l'expérience plus tard dans la soirée...). Wik était déguisé en fille. Il portait une robe en soie rose, une perruque blonde et des talons hauts. Son visage était maquillé mais l'ensemble n'était pas vulgaire. Seulement... sexy. Penser que Wik puisse être... « sexy » me dégoûte mais c'est pourtant l'impression qu'il dégageait... à mon grand malheur. Pour m a part, j’avais endossé le costume d’un démon des temps moderne. Enfin… c’est-ce que Wik a décidé quand il a vu comment j ‘étais habillé. Je trouve absolument stupide de devoir revêtir des vêtements moches et désagréables juste pour « s’amuser ». Que les autres se ridiculisent ne me pose aucun problème (de toute façon, la plupart sont aussi laids déguisés que habillés normalement), mais pas MOI ! J’avais donc acheté pour l’occasion un pantalon en cuir noir ultra moulant ainsi qu’une veste en cuir également. Je ne portais rien sous cette dernière et je l’avais laissé ouverte pour laisser le bas peuple se repaître de ma beauté. Visiblement cela a fonctionné, vu les regards plus qu'appréciateurs que mon passage déclenchait.


Pour ce qui est de la soirée en elle-même, rien d'extraordinaire à signaler. La musique montée à tue-tête. Des filles à moitié nue dansant sur la piste et aguichant le premier venu. De l'alcool en veux-tu en voilà. Et bien entendu, de la drogue en circulation libre. Les filles se faisaient peloter dans les toilettes par des mecs complètement stones. Bref, une fête comme la jeunesse dorée de notre monde à l'habitude d'en voir. Une fête réussie selon ses critères.


Aux alentours d'une heure du matin, la soirée battait son plein. Les couples se bécotaient dans tous les coins. Plusieurs étaient déjà montés à l'étage. La quasi totalité des jeunes présents étaient soit complètement bourrés, soit totalement drogués. Au milieu de cette décadence juvénile, il y avait moi. J'étais assis sur un fauteuil en vrai cuir qui devait valoir une petite fortune (rien n'est trop beau pour mon noble postérieur !), un verre d'alcool à la main (je dois avouer que je ne me souviens absolument pas de combien de verres j'ai ingurgité) et une fille en train de me sucer. Devant tout le monde. J'aurais été dans mon état normal, je n'aurais pas accepté. Mais l'alcool faisait son effet et j'étais complètement excité par le fait de me faire tailler une pipe par une fille que je ne connaissait pas deux minutes avant devant tout le monde. Et puis, pour être honnête, les autres s'en foutaient. J'aurais pu la sauter en plein milieu de la salle que personne n'aurait daigné lever les yeux. Ils étaient tous trop occupés à sombrer dans la débauche.


Tout a dérapé quand la fille s'est relevée pour m'embrasser. Sa taille mince et svelte ainsi que son visage fin m'avait trompés dans l'obscurité. Ce n'était pas une fille. C'était Wik. Ses yeux étaient injectés de sang mais leur éclat ne mentait pas : il me désirait. En réalisant ce qu'il s'était produit, j'ai bondit : comment avait-il PU ? C'était immonde et c'était de sa faute ! Je venais de faire ce qui me dégoûtait le plus au monde et c'était de la faute de cet être abject !


J'étais furieux. Jamais je n'avais été aussi déboussolé et enragé. C'était un mec. Et il m'avait sucé. Et j'avais aimé ça. Mais je croyais que c'était une fille. Ça ne faisait pas de moi un pédé ?! Pour bien montrer à ce... ce.... cette tapette ce que je ressentais, je l'ai poussé par terre et l'ai frappé plusieurs fois. Cependant, avant que cela ne tourne au vinaigre (manquerait plus que les flics débarquent et me foutent en taule), je suis sorti et suis parti déverser ma colère sur un transat qui traînait près de la piscine. Une fois ma colère évacuée, je suis tombé au sol et j'y suis resté prostré longtemps. Au bout d'un moment, combien de temps je ne saurais le dire, un type louche est venu me voir pour me proposer un petit sachet de poudre blanche. « Gratuit pour la première prise » a-t-il dit. De toute façon l'argent n'aurait pas été un problème.


Quelques minutes plus tard, je planais complètement. Je m'étais enfilé deux-trois verres (ou quatre-cinq ? J'ai oublié) d'un alcool inconnu. J'étais complètement parti dans mon trip. Dans mon délire, je me rappelle avoir dragué plusieurs filles, les avoir embrassé et tripotées. Après, il y a un moment où je ne sais plus ce que j'ai fait. Je me souviens pourtant vaguement avoir été trouver Wik. Il était dans une chambre. Nu. Un mec était en train de le branler avec l'énergie du désespoir. Ma mémoire a effacé quelques passages de ce qu'il s'est passé ensuite. À moins que ce ne soit ma mauvaise foi qui ne veut pas s'en souvenir. Toujours est-il que je ne sais que par flashs ce qu'il s'est passé ensuite. Wik a du virer l'autre type puisque je me suis retrouvé seul avec lui. Il m'a fait fumer un joint. Je devais être dans un état lamentable. Pathétique. Si mon père m'avait vu.


Ensuite... Je ne devrais même pas l'écrire. Si quelqu'un lisait ça... Ensuite, je me suis retrouvé nu, le sexe douloureusement tendu. Wik était déjà dénudé. Je me souviens de ses yeux, pervers et désireux. Je mes souviens de son corps, beau et viril. Je me souviens de l'avoir repoussé alors qu'il cherchait ma bouche. Je me souviens l'avoir repoussé alors qu'il tentait de caresser mon corps. Je me souviens l'avoir plaqué à plat ventre sur le lit. Et je me souviens l'avoir possédé. J'étais violent. Je voulais le toucher le moins possible. Mes mains tenaient ses hanches pour pouvoir aller plus vite et plus fort. J'étais sourd à ses gémissements de douleur. Je l'étais encore plus quand il s'est mit à gémir de plaisir. Pour ma part, je me rappelle l'avoir insulté, l'avoir traité de tous les noms. Je me souviens avoir déversé ma colère et ma jouissance en lui.


Après ça, j'ai du rentrer chez moi. Je crois avoir croisé Sinaï Mc Honey, mais j'ai dû rêver. Le sourire pervers que j'ai crut voir sur ses lèvres ne peut être qu'un rêve. Mc Honey ne sourit pas. Encore moins perversement. Et surtout pas à moi.


Ce matin je me suis réveillé avec la nausée. Je me suis rarement sentit aussi mal. Comment ai-je pu faire ce genre de chose ? Les hommes ne peuvent pas m'attirer. Ce n'est pas possible. Tout est de la faute de ce pédé de Wik. Qu'il tente de croiser mon chemin et... il verra ce que c'est de se frotter à un D'Argances en colère. »


Vendredi 15 novembre 2008


« Je n'ai pas revu Wik depuis deux semaines. Depuis ce soir-. Heureusement. D'ailleurs, j'ai presque totalement occulté cette soirée de ma mémoire. Enfin... j'ai mis ma mauvaise foi naturelle au boulot et voilà le travail.


Mc Honey est de plus en plus bizarre. Il passe son temps à me regarder étrangement. Ses yeux ont une lueur dérangeante qui me met mal à l'aise. C'est peut-être mon imagination mais on dirait qu'il sait pour ça.


Côté sexe, je me suis fait Kalyn. Ce n'était ni tendre, ni romantique. Je la voulais et elle me voulait aussi. On a fait ça dans les toilettes de la fac. Cette fille est une vraie chaudasse. On se revoit parfois le soir. Juste pour baiser. Elle est assez inventive au pieu. C'est peut-être pour ça que je continue à la voir. Car sinon je ne me sens pas autant apaisé par une bonne partie de jambe en l'air que d'habitude.


Je vais voir des putes aussi. Elles sont moins sensibles à la douleur et ne risquent pas de commenter mon manque d'enthousiasme pendant l'acte. C'est vrai que je suis pris d'une véritable frénésie sexuelle, mais je n'en suis pas pour autant très excité par le sexe. Bien sur, j'ai des réactions physiques normales et je suis aussi doué au lit qu'avant. Mais je me sens vide de l'intérieur. Et les filles le remarquent quand je les saute. Même en étant très excité et passionné. Pour combler ce manque, j'essaie tout. Je tente toutes les nouvelles positions, je veux avoir le plus de filles possible, dans des endroits insolites. J'ai même tenté une partouze (moi et trois bombes sexuelles aux seins énormes et aux cuisses grandes ouvertes rien que pour moi).


Mais rien. Je ne sens plus rien. Je crois que je suis dans la merde. »

Publié dans : Le désert où git mon coeur - Par ley
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(j'ai commencé avec ceux de ruuju et FilleDeJoie)


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